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Directeur : Prudent, Lambert-Félix
La cohabitation du créole et du français est décrite ici dans un cadre interlectal et dans une épistémologie de la complexité. En assumant l'implication du chercheur dans son objet d'étude, jamais la posture du militant n'est adoptée afin d'écarter toute surenchère idéologique. Les corpus récoltés auprès de locuteurs réunionnais variés sont traités dans leur globalité, comme dans leurs constituants, refusant d'isoler ou de rejeter le moindre élément qui pourrait contrarier les hypothèses. Des formes syntaxiques particulières, différentes de celles des adultes, se réalisent chez de jeunes locuteurs en situation d'apprentissage ou lors de leur phase d'acquisition du langage, ce qui permettrait de mettre en relief des énoncés qui seraient proches des mécanismes de l'interlangue. L'économie d'une approche glottopolitique complexe a été rejetée. À partir des années 1960, et jusqu'à aujourd'hui, de fortes revendications linguistiques sont portées par des intellectuels et des artistes de talent. Depuis l'époque des premiers travaux universitaires en créolistique, les scientifiques font des propositions d'interventions pédagogiques qui accorderaient une place au créole dans les apprentissages. Pourtant, le monde politique ne s'est pas encore emparé de cette question, la laissant ainsi aux mains de forces glottopolitiques autres, autour de la question de la graphie, de la littérature et de l'école. Nous sommes allé jusqu'à proposer les grandes lignes de ce que pourrait être une didactique du plurilinguisme réunionnais.