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Résumé : Dernier volet des trois missions sur l'attractivité des métiers du médico-social, le rapport de l'Igas examine la qualité de vie et les conditions de travail (QVTC) dans le champ de l'autonomie, qui regroupe le grand âge et le handicap. Il s'agit de l'un des secteurs les plus exposés aux accidents du travail en France. Les professionnels du secteur y sont exposés à des risques quotidiens, principalement les manutentions manuelles et les agressions. On constate ainsi un nombre d'accidents du travail 2,5 fois supérieur à la moyenne nationale et 1,7 fois supérieur au secteur du BTP. Les accidents les plus graves se concentrent notamment dans les services à domicile, de soins et d'aide, les Ehpad et accueils de jour, les maisons d'accueil spécialisées, les foyers et les établissements d'accueil médicalisés. Cette sinistralité représente un coût estimé à 20 000 équivalents temps plein en 2023, soit près de 0,9 Md€. Elle se traduit également par des départs prématurés pour inaptitude, contribuant à un turn-over du personnel. Depuis 2018, plusieurs initiatives ont été lancées pour améliorer la QVTC (instruction QVCT, Plan El Khomri, concours de la CNSA sur l'attractivité des métiers, Ségur de l'investissement), mais leur impact demeure limité. Le secteur reste morcelé dans sa structuration professionnelle et souffre d'une culture de la prévention faible. Malgré l'implication de la branche AT-MP, la tarification des risques, dérogatoire du droit commun, n'incite pas suffisamment les employeurs à agir. Les comparaisons internationale (avec le Québec) ou sectorielle (avec le BTP) démontrent qu'une franche réduction de la sinistralité est atteignable. Trois leviers principaux sont à activer : une structuration paritaire plus forte, des équipements à la hauteur des besoins, ainsi qu'une transformation managériale et organisationnelle. [résumé éditeur]