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Résumé : Jean-Marie Barbier est décédé le 14 janvier 2026. Il laisse derrière lui une œuvre dense et fondatrice pour les sciences de l'éducation et de la formation, et plus largement pour la recherche en sciences humaines et sociales. Il a fait partie de ces chercheurs qui se sont investis dans la structuration de la vie académique et professionnelle dans leur domaine grâce à la création d'instances, de réseaux, de collections d'ouvrages, de manifestations scientifiques. Sans prétendre rendre compte des multiples facettes de ses travaux, je souhaiterais mettre en évidence quelques axes principaux. Plutôt que de procéder à un découpage ou à une catégorisation a posteriori par période (qui se révélerait non seulement complexe mais aussi factice dès lors que certaines thématiques récurrentes irriguent l'ensemble de ses travaux), j'ai choisi d'explorer des objets d'étude dominants en assumant parfois des effets d'anachronisme ou de répétition. Telle est la condition pour rendre accessible un travail scientifique étendu, mais pourtant structuré par un principe directeur de double processus d'intelligibilité : celui des activités humaines et des transformations qui les accompagnent et, de façon symétrique et conjointe, celui des activités de recherche à visée scientifique qui se donnent pour but de les étudier. Jean-Marie Barbier contribua à étayer l'idée selon laquelle, en sciences de l'éducation et de la formation, la production de connaissances sur l'action et l'élaboration d'« outils générateurs de savoirs »... [premières lignes]