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Résumé : L'autonomie renvoie à la faculté des individus à décider et à agir de façon non contrainte. Cette notion se trouve au cœur des enjeux contemporains liés à la protection sociale, avec son cortège de droits, mais aussi de règles, de procédures et de contrôles. Si la place de l'autonomie dans les solidarités sociales s'est constituée au fil de l'histoire, la notion d'autonomie demeure polysémique et plastique tandis que la solidarité se redéfinit dans un processus continu de différenciation, d'organisation et d'institutionnalisation. Des travaux comme ceux de P. Rosanvallon (2011) ou d'A. Honneth (2015) ont reconstitué avec précision les dynamiques des dimensions normatives et des formes plus concrètes de l'autonomie individuelle, notamment en lien avec l'institutionnalisation des solidarités sociales. La petite enfance, la vieillesse, la maladie ou le chômage sont autant d'occasions dans les parcours de vie qui rappellent la vulnérabilité des individus et qui les renvoient à leurs besoins de protection collective. L'autonomie individuelle, dont les aspects principaux sont la capacité à agir et la capacité à décider, se trouve ainsi entravée, de manière plus ou moins radicale et durable. Les solidarités humaines diversement organisées, dans le cadre du couple ou de la famille, de communautés, de voisinages, d'affinités (culturelles, religieuses, politiques ou autres), de la vie professionnelle ou résultant d'accords commerciaux ou sociopolitiques, sont mobilisées face à la survenue de risques sociaux. Le plus souvent, ces formes variées de solidarité se combinent selon des arrangements singuliers... [premières lignes]