En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation d'un simple cookie d'identification. Aucune autre exploitation n'est faite de ce cookie. OK
Directeur : Eymard-Duvernay, François
Ce travail propose d'expliquer le chômage de longue durée par les processus d'évaluation de la qualité du travail que mobilisent les entreprises (recrutement, licenciement) et les institutions du chômage (tri des chômeurs). Une approche conventionnaliste de la qualité du travail, appliquée à la modélisation du chômage de longue durée, montre que l'évaluation des chômeurs n'est pas seulement le résultat de la coordination des comportements autour d'un critère de sélection ; elle relève avant tout d'une représentation collective du " bon " travailleur, i.e. d'une convention de qualité. Ces dernières sont plurielles, en lien avec la pluralité d'entreprise, et la mobilisation de certaines d'entre elles est source d'exclusion. Une étude économétrique à partir de l'enquête TDE-MLT (Dares) identifie les liens entre les modèles d'entreprises et le chômage de longue durée. Les résultats théoriques et empiriques obtenus plaident pour une adaptation de la logique des politiques de l'emploi.